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Trailer Paris-Cap Town de Virgile Charlot

28 Mar

Désolé pour l’absence prolongé sur le blog!

Me voila de retour avec la toutes dernière video de notre cher Virgile qui a réalisé un Paris – Le Cap (Afrique du Sud) en Vélo en solitaire. Belle aventure qui s’est terminée en Décembre 2010.
En attendant un plus long documentaire Virgile nous propose une petite mise en bouche :

PARIS (F) CAPE TOWN (SA) 2010 from charlot on Vimeo.

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Les aventures de Virgile : Paris – Le Cap « Un autre monde »

24 Nov

Wooo…trop longtemps sans nouvelles! Enfin en voila des croustillantes! C’est du lourd avec le Virgile!!

« 24 septembre 2010. La capitale de la France libre s’éveille timidement, les paupières encore lourdes ; Je jette un coup d’œil par la fenêtre qui surplombe le yard de Brazzaville. Les cheminots y sont déjà à l’œuvre dans la pénombre tiède du jour qui se lève. Les claquements de ferraille ont précédés le chant du coq ! L’heure est grave. L’aventure m’attend de l’autre côté du fleuve Congo. Je passe les grilles du beach, le port qui dessert Kinshasa ; On veut me faire payer une redevance pour taxi ; Je parlemente, négocie ; On me laisse passer ; Un jeu d’enfant… Ah l’expérience! Sous son chapeau usé, l’œil vif et la main sûre, un vieillard sculpté de rides m’échange quelques dollars américains contre des francs congolais. Il ne manque pas un billet. Pas un de trop… Il me souhaite bon voyage.

« Putain ! Votre visa est expiré » me lance une grosse dame du bureau de l’immigration derrière son comptoir trop haut, la bouche pleine de pain brioché encore chaud. « Ah bon ! » Je fais le naïf stupéfait sur le point d’être très mal. Une technique qui a déjà fait ses preuves au Tchad. On m’envoie chez le grand patron de la place. Un type quelconque mais occupé. Très occupé même. Il ouvre mon passeport et scrute les pages tapissées de tampons tel un expert du diamant en m’ignorant du fond de son bureau borgne. Apparemment l’obscurité arrange ses affaires. Je lui raconte mon histoire. Enfin… Mes histoires ! Je raccourcis un peu : La France, le vélo, la neige en Europe, le désert et l’Afrique, puis la forêt tropicale et Brazzaville, la boue et la bonne bière locale. L’Afrique du Sud aussi…  « On va vous faire sortir de là ! » décroche t-il soudain derrière une montagne de paperasse censée pointer son rang. La secrétaire avale sa brioche et précipite les démarches. Je suis sauvé. Ou l’inverse. La République Démocratique du Congo (RDC) m’attend… Un autre Congo.

Trois barges sont arrimées les unes aux autres au bout d’un ponton branlant et fichtrement pentu. Derrière, les eaux puissantes du colosse liquide charrient d’énormes lames de terrain arrachées aux rives détrempées. Je me fraye un passage entre les ballots de charbon, les cartons de biscuits, les bombonnes de gaz, les femmes qui s’agitent derrière de grandes casseroles fumantes laissant échapper de bonnes odeurs de cantine, les éclopés, les truands, les gardes armés… >> Lire la suite« 

Les aventures de Virgile: Paris – Le Cap, Le Congo

4 Oct

T’en as marre de bouffer du métro, des gaz d’échappement, de l’info pipo et des supermarchés bondés de mémères armées de cartes de fidélité ? Tu veux couper les ponts avec la civilisation néo-post moderne et ses vrombissements lumineux, ses caddies de mensonges, ses vérités déodorisées, oublier ce que c’est qu’un écran plasma et le carbon free, la 3G et l’Internet, l’électricité même, te nourrir de larves, de thermites, de singe et de porc-épic, sucer de la canne à sucre, du cacao arraché sur l’arbre et t’abreuver des eaux limpides de ruisseaux cachés sous de grands palétuviers? Bref, tu veux une expérience roots de calibre olympique loin du Google espace, raboter un peu ton vernis d’homo-cyber pour laisser hurler le loup qui sommeille en toi ? Ton salut passe par l’exil ; Et j’ai ton terrain ! Que dis-je ! Ton refuge… La forêt tropicale congolaise. Un cloitre végétal exsangue de toutes les blêmes déjections de la course au vent. Nature. Nature. NATURE encore. Oh que oui…rien que d’y penser j’en ai le vertige! Heureusement qu’on peut tomber de haut et sur ses pattes.

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Les aventures de Virgile : « Vous avez dit Niamey? »

10 Juil

C’est qu’il avance notre Virgile, ancien de K13, pilote et routard hors paire!

Voici le début de son derniere article:

«Vous avez vu votre tête ? Tirez la langue pour voir ? Vous êtes sec, au bout, complètement déshydratée. Vos reins, votre cœur et votre cerveau ont commencé à se servir dans vos muscles, surtout qu’il n’y a plus guère de graisse!» me lança frontalement le toubib que je m’étais discipliné à consulter après qu’une légère éraflure au bras –mordu par des chaumes terreuses alors que je prêtais main forte à la monte du toit d’une case en brousse profonde- se soit transformée en plaie ignoble et que je me sente passablement fébrile.

J’eu pour réaction salutaire d’enfourcher mon engin et de faire 100 kilomètres à travers brousse en direction de Niamey –où je suis arrivé retapé !- pour m’éloigner de cette fébrilité que je sentais liée davantage au lieu qu’à moi-même. Ah la ville…!

Au passage, je fus bon pour des antibiotiques -car mon corps s’était affaiblit et en l’état, la moindre petite écorchure pouvait se transformer en désagrément insurmontable- et une cure de potassium et chlorure de sodium. Pour dire les choses comme elles sont, je dois boire 2 litres d’un liquide saumâtre fabriqué au rabais par un laboratoire indien et distribué gratuitement par l’OMS aux populations africaines qui en font commerce et l’utilise principalement pour les enfants atteints de diarrhées !

Subitement ragaillardis par l’espoir que mon traitement à base de sel fasse de moi cette machine que j’avais été d’antan, ce mercenaire infatigable à la solde de l’étonnement, j’enfilai les kilomètres comme… >> LIRE LA SUITE >>

Les aventures de Virgile : Déjà à Bamako!

25 Mai

Nouakchott au revoir ; plus que 200 kilomètres et déjà le Sénégal ; juste là, les pieds dans l’eau, de l’autre côté du fleuve Sénégal venu de Guinée cracher ses eaux dans l’Atlantique ; la chaîne du vélo lance des craquètements menaçants, comme des cris de métal dur mordu par du métal plus dur encore, de sable et de gravier broyés par les dents de la mécanique ; j’appuie fort sur les pédales et rattrape un anglais en route vers le Ghana, à vélo ; seul ; 18 ans ; brave ; soit disant guidé par la foi…Je suis plein d’admiration devant ce môme timbré. Dieu que ton pouvoir est grand !

Il faut négocier âprement pour sortir de la Mauritanie sans graisser les pattes de pansus agents qui calent leur rythme de travail sur le montant des bakchichs. Et la plèbe paye, prise en otage. Résignée et fataliste, elle cède à la face fétide de ces voleurs éhontés. Au feu honnêteté, droiture et justice. Mais l’Européen est fier, un rien orgueilleux sous ses airs faussement crânes. Et il ne veut pas payer. Il veut la loi, rien que la loi et préfère croupir des heures sous le venin du soleil plutôt que de lâcher le moindre centime à ces ogres. Ténacité, calme et patience me donnent finalement raison. Pas facile de garder la tête froide. Et que dire des….

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