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Projet ‘un lapiz, un dibujo’

10 juil

Je me nomme Raphaël Cochet et je suis l’actuel président de Cabine 13. L’année dernière quatre compères et moué nous sommes partis, grâce à cette fantastique asso, en triplette et tandem de Venise à Istanbul. Pendant ce voyage, nous avons rencontré un autre cycliste, bachque (de paich bachko si señor), qui était parti depuis l’Espagne pour se rendre ni plus ni moins … jusqu’au Vietnam !!!

Ce fou furieux, du nom de Joseba Etxebarria, est pourtant loin d’être un fan de vélo : il n’en avait pas fait depuis 15 ans quand il est parti ! Enfin bref, nous avons donc pédalé ensemble pendant environ 12 jours, ce qui nous a laissé le temps de nous imprégner de sa personne et de son projet. Il se déplace avec 80kg de matériel de dessin, papier, crayons et récolte les dessins d’enfants tout autour du monde : “à la recherche des rêves et inquiétudes de ceux qui voient, ressentent et apprennent tout”. A terme, il souhaite ouvrir une “maison-école” au Cambodge pour les enfants “travailleurs du sexe”. Plutôt bien choisi, le pays où on sait que le tourisme sexuel et les réseaux de prostitution ont connu un franc succès, tant au niveau local, régional qu’international !

Vous pouvez voir la video présentation de son projet sur le lien suivant, elle parle d’elle-même et explique bcp mieux que moi ! (2mn, en espagnol)

“Un lápiz, un dibujo”. Vídeo presentación del proyecto from Un lápiz, un dibujo on Vimeo.

Nous avons tellement aimé sa façon de voir les choses et de mener son projet que la séparation à Istanbul a été difficile.
De retour à Lyon, début 3A2, le quotidien nous a un peu rattrappé, avec toujours la même pensée : “Je me demande où il est…ce qu’il fait…les gens qu’il rencontre…et moi je suis assis dans une classe ! “

On a gardé un peu contact avec lui par mail, et puis courant février, on s’est rendu compte qu’en août… il ne serait toujours pas rentré ! ! ! Alors deux d’entre nous avons décidé de le rejoindre … en Thaïlande ! pour repédaler un coup avec lui et, qui sait … faire partie du projet ?

Bref, voilà enfin la raison qui fait que je viens à vous, Ô chers et tendres lectrices et lecteurs, car ce môssieur a lancé un … CONCOURS DE CONTES !
Le thème est la différence de couleur entre les humains, et les rédacteurs doivent avoir … entre 6 et 14 ans !!

Donc si vous avez en tête un bambin de votre entourage, petite sœur ou petit frère, cousin(e), nièce, neveu, filleul(e), voisin(e), source d’argent (baby-sitting), etc.etc. Faites-lui tourner info, ou à ses parents, pour voir s’il se motive à participer au concours !!!

Le prix est .. un dessin officiel de Davanh, un petit d’homme rencontré au Laos et qui a spontanément offert un deuxième dessin pour le gagnant du concours.
Si vous trouvez ce projet sympa et que vous voulez filer un coup de pouce pour créer cette maison-école, rendez-vous ici : Le site web >>

Une autre façon d’aider le projet : Votez pour lui!

Le site internet espagnol “Lanzanos”, qui appuye les projets de toutes sortes, a accepté la candidature de Un lapiz, un dibujo et lui offre la possibilité de la financer, mais pour cela, il lui faut UN MAXIMUM DE VOTES ! (5mn pour s’enregistrer et voter, c’est promis!!)
Je terminerais par une petite citation, Joseba m’a dit un jour :
“No mueras soñando en una silla” (Ne meurs pas en rêvant sur une chaise)
… je crois que je vais le prendre au mot. Et vous ?

Voilà, j’en ai fini, merci à celles et ceux qui auront pris la peine de me lire jusqu’au bout, j’espère que ça vous a plu et si vous souhaitez entendre parler de ce projet, ce sera avec grand plaisir que je vous en toucherais deux mots (ou deux mille).

Voici mon numéro si question ou curiosité : 06.31.13.09.03
Raphaël Cochet

Exposition voyage à vélo, du vélocipede au velib’ – Paris

23 juin

Juqu’au 14 aout à la Galerie des bibliotèques – Paris 4ème … M° Saint Paul ou Bastille / Tél : 01.44.59.29.60

Draisienne, vélocipède, tricycle, bicyclette… autant de noms qui ont accompagné et désigné les évolutions du vélo au cours des XIXe et XXe siècles.

Plus de trois cents documents sont aujourd’hui réunis, à la Galerie des bibliothèques, pour retracer l’histoire de près de deux siècles d’une passion née en 1818, avec les débuts de la « machine à courir » du Baron Drais, jusqu’aux téméraires « tourdemondistes » d’aujourd’hui.

Au-delà des évolutions techniques, ce sont toutes les singularités des voyages à vélo qui sont au centre de cette exposition. Le parcours de l’exposition met l’accent sur le contexte dans lequel se développe le voyage à vélo, depuis la Restauration jusqu’aux dernières décennies.

Quatorze cycles anciens (le plus ancien date de 1860) jalonnent le parcours de l’exposition. Les documents exposés sont très variés : guides anciens, cartes vélocipédiques, affiches, estampes, photographies, catalogues commerciaux, documents publicitaires…

Cette exposition, s’inscrit dans le cadre des 150 ans de l’invention du pédalier, ou plus excactement de son adaptation au vélocipède par Pierre Michaux.

Trailer Paris-Cap Town de Virgile Charlot

28 mar

Désolé pour l’absence prolongé sur le blog!

Me voila de retour avec la toutes dernière video de notre cher Virgile qui a réalisé un Paris – Le Cap (Afrique du Sud) en Vélo en solitaire. Belle aventure qui s’est terminée en Décembre 2010.
En attendant un plus long documentaire Virgile nous propose une petite mise en bouche :

PARIS (F) CAPE TOWN (SA) 2010 from charlot on Vimeo.

Les aventures de Virgile : Paris – Le Cap “Un autre monde”

24 nov

Wooo…trop longtemps sans nouvelles! Enfin en voila des croustillantes! C’est du lourd avec le Virgile!!

“24 septembre 2010. La capitale de la France libre s’éveille timidement, les paupières encore lourdes ; Je jette un coup d’œil par la fenêtre qui surplombe le yard de Brazzaville. Les cheminots y sont déjà à l’œuvre dans la pénombre tiède du jour qui se lève. Les claquements de ferraille ont précédés le chant du coq ! L’heure est grave. L’aventure m’attend de l’autre côté du fleuve Congo. Je passe les grilles du beach, le port qui dessert Kinshasa ; On veut me faire payer une redevance pour taxi ; Je parlemente, négocie ; On me laisse passer ; Un jeu d’enfant… Ah l’expérience! Sous son chapeau usé, l’œil vif et la main sûre, un vieillard sculpté de rides m’échange quelques dollars américains contre des francs congolais. Il ne manque pas un billet. Pas un de trop… Il me souhaite bon voyage.

« Putain ! Votre visa est expiré » me lance une grosse dame du bureau de l’immigration derrière son comptoir trop haut, la bouche pleine de pain brioché encore chaud. « Ah bon ! » Je fais le naïf stupéfait sur le point d’être très mal. Une technique qui a déjà fait ses preuves au Tchad. On m’envoie chez le grand patron de la place. Un type quelconque mais occupé. Très occupé même. Il ouvre mon passeport et scrute les pages tapissées de tampons tel un expert du diamant en m’ignorant du fond de son bureau borgne. Apparemment l’obscurité arrange ses affaires. Je lui raconte mon histoire. Enfin… Mes histoires ! Je raccourcis un peu : La France, le vélo, la neige en Europe, le désert et l’Afrique, puis la forêt tropicale et Brazzaville, la boue et la bonne bière locale. L’Afrique du Sud aussi…  « On va vous faire sortir de là ! » décroche t-il soudain derrière une montagne de paperasse censée pointer son rang. La secrétaire avale sa brioche et précipite les démarches. Je suis sauvé. Ou l’inverse. La République Démocratique du Congo (RDC) m’attend… Un autre Congo.

Trois barges sont arrimées les unes aux autres au bout d’un ponton branlant et fichtrement pentu. Derrière, les eaux puissantes du colosse liquide charrient d’énormes lames de terrain arrachées aux rives détrempées. Je me fraye un passage entre les ballots de charbon, les cartons de biscuits, les bombonnes de gaz, les femmes qui s’agitent derrière de grandes casseroles fumantes laissant échapper de bonnes odeurs de cantine, les éclopés, les truands, les gardes armés… >> Lire la suite

Les aventures de Virgile: Paris – Le Cap, Le Congo

4 oct

T’en as marre de bouffer du métro, des gaz d’échappement, de l’info pipo et des supermarchés bondés de mémères armées de cartes de fidélité ? Tu veux couper les ponts avec la civilisation néo-post moderne et ses vrombissements lumineux, ses caddies de mensonges, ses vérités déodorisées, oublier ce que c’est qu’un écran plasma et le carbon free, la 3G et l’Internet, l’électricité même, te nourrir de larves, de thermites, de singe et de porc-épic, sucer de la canne à sucre, du cacao arraché sur l’arbre et t’abreuver des eaux limpides de ruisseaux cachés sous de grands palétuviers? Bref, tu veux une expérience roots de calibre olympique loin du Google espace, raboter un peu ton vernis d’homo-cyber pour laisser hurler le loup qui sommeille en toi ? Ton salut passe par l’exil ; Et j’ai ton terrain ! Que dis-je ! Ton refuge… La forêt tropicale congolaise. Un cloitre végétal exsangue de toutes les blêmes déjections de la course au vent. Nature. Nature. NATURE encore. Oh que oui…rien que d’y penser j’en ai le vertige! Heureusement qu’on peut tomber de haut et sur ses pattes.

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